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Qu'est-ce que P.O.N.D.E.R.?


Le projet P.O.N.D.E.R. est un programme gratuit visant à prévenir les maladies neurodégénératives comme la démence, la maladie d’Alzheimer et de Parkinson. Les principaux objectifs de P.O.N.D.E.R sont les suivants:


  • Mettre en place la recherche qui permet d’identifier les variables qui déterminent ce qui peut prévenir les maladies liées à l’âge.

  • Documenter et caractériser ce qu’on appelle maintenant le vieillissement normal réussi ou en bonne santé.

  • Identifier chez les personnes âgées celles qui sont à risque de développer une maladie liée à l’âge.

  • Prévenir l’apparition de la maladie liée à l’âge chez les personnes âgées lorsqu’ elle peut être prévenue grâce à un vaste programme d’entraînement cognitif.

L’approche de ces objectifs est tout à fait différente d’autres programmes de prévention puisque nous ciblons les sujets d’âge adulte moyen (40 à 60 ans), qui sont en bonne santé, informatisés et utilisent l’Internet avec confiance, et qui sont intéressés par un programme de formation. La première phase consiste en un entraînement sur Internet. Ce n’est que dans les phases ultérieures, après avoir établi des scores par des tests et des reprises de tests cognitifs que nous allons procéder à l’analyse de biomarqueurs (par exemple, le cortisol), de marqueurs génétiques (APO-E4), et de l’évaluation neuro-imagerie, dans un sous-groupe sélectionné de notre population à l’étude.



Qui sommes-nous?

Nous sommes une grande équipe de professionnels hautement qualifiés composée de: neuroscientifiques, médecins, psychologues, psychiatres, développeurs de logiciels, professeurs d’université, directeurs, chercheurs et étudiants des cycles supérieurs.



Pourquoi sommes-nous intéressés par P.O.N.D.E.R.?

Les personnes âgées dans notre société constituent le segment de la population au Canada qui s’accroît le plus rapidement. C’est la première fois dans notre histoire, qu’il y a autant de personnes qui soient aussi âgées. Dans le contexte des maladies neurodégénératives, cette situation s’accompagne de défis considérables. Dans les prochaines années, la société canadienne sera confrontée à un nombre croissant de maladies liées au vieillissement de la population. Alors qu’un Canadien sur 13 âgés de 65 à 74 ans est touché par la maladie d’Alzheimer (AD) et les démences connexes, cette proportion change à un sur neuf entre les âges de 75 à 84 ans, et à un sur quatre pour les plus de 85 ans. D’ici 2011(*!*), on s’attend à ce que les nouveaux cas de maladies neurodégénératives atteignent plus de 111.000 par an. En 2030, le nombre total de Canadiens qui souffriront de ces maladies atteindra les 750.000.

Une excellente façon de comprendre ces maladies est d'examiner les différences interindividuelles liées au processus de vieillissement, afin de comprendre ce qui empêche les gens de demeurer en bonne santé jusqu'à un âge avancé. Il y a un intérêt désormais qui fait qu’on s’attarde de plus en plus à cette question, mais plutôt que d'essayer d'identifier les facteurs qui conduisent à la démence, l'attention se déplace pour étudier les facteurs qui pourraient empêcher ces maladies de se produire. Le champ de recherche de la prévention primaire de la démence a démontré qu'il n'y a pas de déclin inévitable dans le fonctionnement cognitif avec l'âge; ce ne sont pas toutes les personnes âgées qui montrent une réduction continue des capacités intellectuelles et deviennent dépendantes éventuellement (Rowe et Kahn, 1987). Cependant, il y a encore une mauvaise compréhension des facteurs qui favorisent la prévention de la maladie à un âge avancé, ce qui explique pourquoi le projet PONDER est si important, puisque nous allons enquêter sur ces facteurs.

Malgré les nombreux défis, un nombre croissant d’études sur la prévention ont identifié des facteurs importants dans la prévention des maladies neurodégénératives. Par exemple, l’Alzheimer Disease Cooperative Study (Sano et al., 2006) a montré que les exercices d’entraînement de la mémoire sont efficaces lorsque vous essayez de ralentir la progression, ou de retarder l’apparition de la démence. De même, l’étude multicentrique «ACTIVE» a montré que la formation de la mémoire améliore l’estime de soi et l’auto-évaluation des troubles cognitifs (Willis et al., 2006). Toutefois, il est difficile à ce point de savoir si cela peut servir de substitut à une stimulation cholinergique, et si ces effets sont de longue durée (Bentley et al., 2008). D’autres études de prévention ont étudié les effets de l’exercice physique (aérobie par rapport à l’entraînement contre résistance), l’entraînement cognitif, ou la simulation avec des batteries cognitives, ou l’échelle ADAS-cog comme mesure de résultat principal (Schneider et Sano, 2009). Les résultats qui démontrent les effets bénéfiques sur la cognition ont été généralement positifs mais, ici aussi les effets longitudinaux ne sont pas clairs. Puisque la démence est susceptible d’avoir une origine multifactorielle (Coley et al., 2008), il faut une évaluation multidimensionnelle pour saisir tous les facteurs. Par conséquent, les programmes de prévention doivent établir une approche multi-domaines de la prévention tels que l’exercice, la nutrition, la stimulation cognitive.



Comment allons-nous atteindre nos objectifs?

Nous avons établi un programme de formation cognitive et d’évaluation en ligne. La phase 1 de PONDER sera composée d’activités et de questionnaires qui sont entièrement informatisés, évitant ainsi le besoin de temps et de main-d’œuvre à domicile ou des visites en laboratoire. Vous, les participants, vous enregistrez, mettez en place votre compte, et remplissez la première évaluation dans le confort de votre propre maison. Nous allons utiliser une combinaison de critères établis, avec des jeux qui ont été utilisés pour l’entraînement cognitif, et ont donné des résultats prometteurs dans le maintien de la fonction cognitive, ou dans le ralentissement du déclin cognitif avec l’âge.

Une fois la phase 1 terminée, nous aurons une base de données des sujets adultes avec évaluation cognitive longitudinale qui nous permettra d’identifier les domaines cognitifs qui montrent des changements subtils, bien avant l’apparition de la maladie. Dans une étape ultérieure, par une évaluation du mode de vie, du régime alimentaire, de l’exercice physique, et des variables d’entraînement cognitif, nous pourrons anticiper les facteurs qui pourraient influer sur les changements cognitifs. Cette phase sera suivie par des évaluations du système endocrinien (par le biais des échantillons de salive envoyés par courrier). Les participants de la communauté locale seront ensuite invités pour le suivi des essais normalisés à l’aide de laboratoire et des évaluations de neuro-imagerie.